La rentrée économique de 2022
La rentrée économique
la rentrée économique 2022

Après les vacances d’été, c’est la rentrée économique 2022 ! C’est le moment de se poser les bonnes questions pour savoir à quoi s’attendre. Si une chose est certaine, c’est bien le fait que celle de 2022 s’annonce particulièrement corsée. Que va-t-elle nous réserver au plan national et international ? Cet article vous donne les détails sur cette rentrée économique 2022.

Rentrée économique 2022 ou la rentrée de « tous les dangers »

Si vous n’êtes pas un fan des « thrillers anglo-saxons », vous risquez de grincer des dents à la découverte des prévisions faites pour 2022. La raison voudrait que le pessimisme l’emporte cette fois-ci, mais nous nous attacherons à garder la tête haute et espérer une meilleure issue. Comme quoi, « ne jamais abandonner » n’est pas seulement une expression propre aux animés japonais.

Il faut bien dire que nous avons cumuler les ennuis ces 2 dernières années.

Il est fort probable que la guerre en Ukraine continue. Par conséquence, cela prolongera les sanctions contre la Russie, créant une plus grande tension sur les places boursières. Les répercussions de la crise économique due au Covid-19 font toujours objet d’inquiétudes, tant elle aura secoué le monde entier.

Et plus particulièrement nos entreprises qui doivent rembourser les PGE et les charges sociales reportées. Certains établissements sont devant le mur de la dette qu’ils ont du mal à franchir. Cela devrait créer également une tension sur les demandes d’emploi. Selon ELLISPHÈRE, à la fin juin 2022 sur 12 mois glissants, le nombre de défaillances d’entreprise (ouvertures de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire directe) progresse toujours par rapport à la même période 2021 (+15,5 %). Il dépasse désormais de plus de 2 600 procédures le cumul de 2020.

La létalité reste très importante, car 77 % des procédures ouvertes sont des liquidations judiciaires. Même tendance du côté des procédures de sauvegarde dont le nombre est en hausse de 11 % sur un an, atteignant un niveau désormais supérieur à 2020. Concernant les emplois menacés par ces procédures, nous nous approchons des 144 000 postes de travail salarié.

Les tensions sur les énergies dues à la guerre en Ukraine, les tensions sur l’eau avec une sécheresse récurrente dues au réchauffement climatique, autant de facteurs jouant sur les prix à la consommation des ménages, mais aussi des entreprises.

Croissance et inflation, ça vous dit ?

Tel le père Fouettard, ces deux expressions risquent de ne pas être bien accueillies de tous. Eh oui, ni l’inflation ni la croissance ne semble avoir jeté l’éponge et oublié la France. Mais une bonne nouvelle (enfin, ce n’est pas tôt !), le risque de récession semble bien épargner la nouvelle année comme l’indique l’INSEE dans ses récentes prévisions.

Selon ces prévisions, le PIB devrait vraisemblablement progresser de 0,2 % lors du trimestre 3 avant de connaître une baisse en fin d’année.

L’INSEE prévoit même que le PIB pourrait même progresser au-delà de 0,3 %, ce qui n’est sans doute pas une mauvaise nouvelle à l’heure actuelle. De même, malgré la baisse attendue en fin d’année, la croissance devrait augmenter et aller au-delà des 2,6 % sur l’ensemble de la nouvelle année économique. Bien avant l’été, les prévisions faisaient allusion à un chiffre bien moins, mais comme l’optimisme l’emporte toujours, ces chiffres ont augmenté de 0,3 point.

À quoi s’attendre pour les mois à venir ?

Selon l’OFCE, l’épargne des ménages français accumulée depuis le premier confinement, est évaluée à 151 milliards d’euros. C’est colossal ! Ce montant pourrait booster la croissance et limiter les pertes d’emploi.

Les effectifs salariés ont augmenté de 0,4 % entre fin mars et fin juin 2022. L’INSEE indiquait, 95.300 postes supplémentaires, ce jeudi dernier.

Le ministère de l’Economie engrange, discrètement, les recettes tirées de la taxe sur les superprofits des producteurs d’énergie renouvelable. Elles devraient dépasser 8 milliards d’euros cette année. Pour l’an prochain du fait de la flambée des prix, cela devrait être supérieur. Comme quoi !

Après quelques séries de bonnes nouvelles vous ont sûrement redonné le goût du chiffre, voici venu le moment « thriller ». Mais rien de bien grave, rassurez-vous. Les prévisions avant l’été laissaient entendre que l’inflation connaîtrait une baisse de 6 % jusqu’en octobre. Néanmoins, elle devrait sans doute rebondir en fin d’année (espéré en décembre à + 6 %).

Bien loin de l’inflation et de la croissance, d’autres secteurs font office de résistance. Ils ne devraient pas eux aussi subir la foudre de cette rentrée économique.

Le marché de l’emploi fait partie de ces vaillants soldats qui n’ont pas jeté les armes face à « l’année de tous les dangers ». Elles laissent présager un avenir plus radieux pour l’économie nationale et internationale à une époque où le monde est sur le disque d’accrétion d’un trou noir.

Des progrès et mesures aussi minimes soient-ils, sont néanmoins attendus pour cette rentrée économique 2022. De quoi soulager notre société qui aura subi bien de choses ?